Familial – Phil Selway

janvier 15th, 2011

Après diverses critiques de films, faisons une petite aparté « Coup de coeur musical » (je pense que beaucoup d’autres critiques d’albums viendront dans ce blog, que ce soit des anciens ou des nouveaux), ici, en l’occurrence, je vais essayer de retranscrire mon ressenti à l’écoute du premier album solo de Philip Selway (batteur de Radiohead) qui s’est lancé dans un projet ambitieux, l’écriture et la composition d’un album sans la collaboration de ses copains Yorke ou Greenwood,, voyons voir ce que tout ce la donne.

 

L’album s’ouvre sur la chanson qui sert aussi de Single (dont le clip, ci-dessous, est d’une froideur totale, avec un brun d’humour noir pour la chute). Le ton est donné, cet album ne sera pas un album inspiré de la musique de Radiohead, très loin de là, puisque Phil Selway nous livre ici une galette entièrement Rock & Folk, c’est avec sa voix et sa guitare sèche dominants que By Some Miracle commence.

 

Ce qui est original avec cet album, c’est la continuité et la fluidité qui apparaissent entre chaque titre, le second morceau, Beyond Reason est la seule chanson de l’album qui pourrait faire penser à du Radiohead (un brun d’électro et une voix aiguë). Phil joue avec sa voix, prend des virages, y ajoute de la mélodie, la voix et les instruments forment une alchimie parfaite. Le pont pourrait faire penser à du Bon Iver (dont l’influence s’entend assez sur l’album).

 

Le troisième morceau A Simple Life est mon numéro deux de l’album. Le tout commence avec Phil et la guitare seuls. Deuxième couplet, la batterie et la basse s’en mêlent et la chanson nous offre un crescendo très réussit, un petit xylophone vient agrémenter la mélodie, ainsi que des coeurs, l’instrumentation continu de s’incruster tout doucement et des trompettes viennent s’ajouter sur le pont, donnant une nouvelle dimension au morceau. Le tout avec un son très rétro. Un morceau majeur de l’album.

 

Le quatrième morceau, All Eyes On You est un morceau très simple et sans ambition de Folk, le ton fait beaucoup penser à du Iron & Wine (très bon groupe de Folk pour ceux qui veulent découvrir !) et la chanson fait partie de ces chansons que l’on mémorise dès la première écoute. Ce dernier laisse ensuite place à The Ties That Bind Us ou la basse prend une place importante. On assiste aussi à un beau crescendo au fil de l’écoute, on y retrouve aussi du violon après chaque refrain, la structure est intéressante, c’est avec ce morceau que l’on s’aperçoit que l’album est très travaillé, l’orchestration ne fait aucun faux pas.

 

Patron Saint est beaucoup plus sombre, la basse omniprésente est devient assez angoissante sur les couplets, avec un refrain un peu plus gai, la voix de Phil sur ce morceau est encore plus expirée, plus pure, et le jeu de guitare très appliqué.

 

Falling est mon numéro trois de l’album, je trouve le chant particulièrement très bon et la grosse caisse étouffée de batterie tout au long de la chanson donne un relief important, les violons qui viennent s’ajouter à la fin accompagnent la voix de Phil à merveille.

 

Broken Promises, s’agirait t’il d’un clin d’oeil à la chanson à laquelle Michael Stipe participe sur l’album Meds de Placebo ? Peut être quand on sait que ce Stipe est un grand ami de Radiohead, en tout cas, encore un superbe morceau, surement le plus calme de l’album (même si l’album est calme dans son ensemble). Ici, la guitare, toujours avec un relief propre à l’album, la voix de Phil, un coeur et une petite ligne de synthé en fond.

 

Don’t Look Down, le voilà mon numéro un ! Pour moi la chanson la plus réussie de l’album. On y retrouve d’ailleurs une petite influence à la Radiohead puisque l’élément le plus important, c’est ce piano en fond, qui joue complètement en désaccord avec le reste de la chanson, Thom serait t’il passé par là ? Il est certain que non, Phil a essayé d’expérimenter quelque chose et ça fonctionne, puisque ça choque à la première écoute, mais l’on comprend vite ou ce dernier veut en venir dès le deuxième couplet, ce piano, complètement désaccordé donne une ampleur importante à la chanson, une Orgue vient s’ajouter et la note ne s’arrête pas durant tout le couplet, une instrumentation très intéressante et originale donc, ce qui fait de ce morceau la perle de l’album.

 

Le disque se termine avec The Witching Hour, un morceau restant dans le ton unique de l’album, très posé et assez mélancolique, comme beaucoup de chanson permettant de clore un album, elle contient cette tristesse qui veut tout simplement nous dire « Au revoir et au prochain album ! », Le meilleur choix parmi les 10 chansons pour boucler cet album.

 

Pour conclure, Familial n’est pas un petit hobbie de Phil Selway pour s’occuper entre les tournées et les albums de Radiohead, c’est un réel investissement du batteur pour créer son disque, on sent dans sa voix que chaque mot est très personnel, c’est son oeuvre, et son pari est très réussi. Donc si vous aimez de temps en temps vous vider l’esprit, et que vous aimez ressentir des dizaines de choses en écoutant un morceau, courez écouter cette superbe surprise que nous offre Philip Selway.

White Box

octobre 27th, 2010

La voilà ! Après des semaines de travail, d’idées, de nuits blanches, la White Box est enfin là !

Sur ce site : les projets en préparation, notre vision du web et de l’art numérique en générale, les dernières actualités concernant la White Box et l’évolution de ce projet qui nous tient tant à coeur.

Pour rappel, nous sommes deux auto-entrepreneurs travaillants de le domaine de la communication visuelle (Conception Web et Print) et nous voulons partager notre travail et notre passion sous forme d’un projet commun, vous trouverez donc ici deux univers différents mais existants ensemble sous la forme de nos projets actuels et futurs.

N’oubliez pas de vous inscrire à la Newsletter pour recevoir nos dernières infos et coups de coeur, et de nous rejoindre sur les différents réseaux sociaux !

L’adresse de la White Box : White Box Communication.

Inception

juillet 24th, 2010

Encore une nouvelle critique cinéma, pour le dernier film de Christopher Nolan cette fois. Entre les deux volets de Batman (The Dark Knight en 2008 et le prochain en 2012) Nolan nous offre un film d’une qualité incroyable, que ce soit pour son casting (Leonardo Dicaprio, Page, Cotillard), son scénario, sa réalisation et toutes ses autres qualités.

Dicaprio brille une nouvelle fois (il m’avait récemment bluffé dans Shutter Island). Il joue ici le rôle de Dom Cobb, un voleur expérimenté, sa spécialité consiste à s’approprier les secrets les plus précieux d’un individu, enfouis au plus profond de son subconscient, pendant qu’il rêve et que son esprit est particulièrement vulnérable.

Pour retourner aux États Unis, où il n’a plus le droit de vivre, Dom doit accomplir une ultime mission, L’inception, qui consiste à faire l’inverse de ce que Dom et son équipe ont toujours fait, au lieu de voler une idée, ils doivent en implanter une dans l’esprit d’un individu. Pour ce faire, il agrandit son équipe et prépare un grand stratagème, mais cette mission sera beaucoup plus difficile que ce qu’ils avaient imaginé… Les souvenirs remontent, les révélations viennent bouleverser leurs plans et Dom devra faire face à un passé qui le hante.

Inception nous prouve dès les premières minutes que Christopher Nolan est un immense réalisateur, ce dernier arrive à faire des prouesses avec des caméras, à nous transporter dans un univers qui lui est propre, à nous submerger dans ses grandes vagues d’effets spéciaux à couper le souffle et raconte de manière précise, simple et concise un scénario d’une grande complexité.

Son imagination est débordante tant au niveau du scénario (qu’il travaille depuis une dizaine d’année) qu’au niveau de la réalisation des scènes se déroulants dans les rêves (les tremblements des décors quand la personne se réveil, les coffres qui contiennent les secrets, les surfaces qui se relèvent pour former une ville en forme de cube, les escaliers infinis…). Nolan nous fait rentrer dans son propre dédale pendant 2 h 20 et on se prête au jeu sans broncher.

Ajoutez à tout cela de très bons acteurs (Ellen Page est vraiment une excellente actrice, elle le prouve encore une fois), une bande son impeccable (Hanz Zimmer signe surement un de ses meilleurs habillage sonore), des scènes d’actions d’une grande qualité (on comprend très bien l’action au premier coup d’oeil) et surtout, encore une fois, un scénario surprenant comme on en voit rarement dans un Blockbuster, un scénario qui nous pousse à retourner voir le film pour en comprendre toutes les subtilités.

Clairement, Inception est pour moi la grande claque de l’année, le plaisir se passe au niveau des yeux pour les effets spéciaux d’une grande qualité, mais aussi et surtout au niveau cérébral, car ce film a pour but d’être un vrai casse tête et sa fin en fera craquer plus d’un !

(Pour ceux qui hésitent entre Vo et VF, le doublage de Ken Watanabe est parfois incompréhensible.)

Studio LMD

juillet 22nd, 2010

Je viens de terminer le site de mon premier client ! En espérant qu’il y en aura beaucoup d’autres et bien évidemment que mes sites s’améliorent encore et encore !

http://www.studiolmd.fr

Je monte aussi, avec un ami, un projet nommé « White Box » qui présentera nos travaux personnels et communs, puisque nous travaillons ensemble depuis maintenant quelques semaines dans le domaine de la communication visuelle, une association qui durera, nous l’espérons, le plus longtemps possible !

Le projet se présentera sous forme de site Web complété d’un blog ou seront présenté nos coups de coeur chez les artistes, nos projets, des tutoriels, l’actualité du web et beaucoup d’autres choses.

Toy Story 3

juillet 4th, 2010

Ce matin, j’ai assisté à l’avant première de la dernière cuvée des studios Pixar, Toy Story 3 en 3D (Au Kinépolis de Nîmes). Salle pratiquement pleine, beaucoup d’enfants, qui découvrent sûrement l’univers de Toy Story, ou alors peut être qu’avant de se rendre dans la salle, ces derniers, comme moi, se sont fait une petite piqûre de rappel en contemplant les deux précédents opus (le cinéma organisait des séances les semaines précédentes), en tout cas, ils ont vécu la même chose que moi à leur âge avec Toy Story 1 en 1999, leur première claque cinématographique.

Le film commence sur une scène d’action mettant en scène les personnages principaux des anciens opus, l’histoire sort directement de l’imaginaire de Andy, quand il était encore l’enfant que l’on connait dans les précédents opus. Aujourd’hui, Andy à grandit, il part à l’université et il doit faire un choix, il doit décider du sort de ses jouets, ces jouets qui l’ont vu grandir, qui lui ont permis de s’épanouir et de s’amuser, un choix qui va changer le destin de Woody et ses amis.

Alors, quand tous les jouets débarquent dans une garderie (à l’exception de Woody), tout s’annonce très bien pour eux, de nouveaux amis, de nouveaux espoirs, mais surtout, de nouveaux enfants qui pourront enfin jouer avec eux et leur éviter de prendre la poussière, mais évidemment, ce lieu chaleureux n’est pas si paradisiaque qu’il en à l’air…

Dans cette nouvelle aventure, on découvre des dizaines de nouveaux personnages, parmi eux, Ken, surement le personnage le plus drôle de ce Toy Story 3, une sorte de caricature des jeunes fashion victimes d’aujourd’hui, complètement snobinard et raide dingue de Barbie dès le premier regard et toutes les références liées à l’univers de cette dernière (La voiture, la maison, les collections de mode…) de quoi pimenter l’humour du film. On découvre aussi une poupée bébé (effrayante, au passage), un nounours rose complètement barré, de nouveaux dinosaures et quasiment tous les genres de petits gadgets dont les enfants ne se servent plus au bout de quelques jours.

Et oui, car les gags ne s’arrêtent pas, l’enchainement de ces derniers et d’une fluidité remarquable, l’action et les rebondissements s’enchainent à une vitesse folle, le tout très bien orchestré et les clins d’oeil sont fleurissants (Mon préféré est celui donné au film  » Mon voisin Totoro  » du grand Miyazaki). Durant l’aventure, chaque personnage possède son moment de gloire, afin de mettre en avant un travail d’équipe et une amitié parfaite entre les personnages. Peu importe votre personnage préféré, vous y trouverez sans aucun doute votre bonheur.

En clair, cet opus n’est pas une simple suite des deux précédents épisodes qui n’avaient déjà plus rien à prouver, mais bel est bien une toute nouvelle aventure, que l’on regarde d’un oeil complètement nouveau, on redécouvre chaque personnage, tous aussi attachants les uns que les autres et pour conclure cette trilogie, Toy Story 3 fait verser quelques larmes à toutes les personnes qui, enfants, s’amusaient avec des jouets, la dernière scène est d’une immense beauté, les images, les dialogues, la musique, tout est là pour conclure ce dernier opus de Toy Story de manière sublime.

Pour conclure, Toy Story 3 est une nouvelle réussite de Pixar, les studios encore une fois, nous transporte, mais cette fois ci pas forcément très loin de la salle de cinéma, comme Là Haut ou Wall-E, mais plus simplement au plus profond de notre âme d’enfant, qui finalement, ne disparaitra jamais.

Enter The Void.

mai 11th, 2010

Je n’ai pas fait de critique cinéma depuis un moment, non pas parce que je ne vais plus au cinéma, loin de là, mais purement par manque de temps, mais la, en pleine période d’examen, je me dois tout de même de faire la critique du dernier film de Gaspar Noé, Enter The Void.

En allant voir un film de Gaspar Noé, on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre, on sait juste que ce film nous marquera, que l’on ait aimé ou non, il laissera une trace, quelque soit notre âge et nos goûts, c’est indéniable, certains sortiront de la salle durant le film (irréversible avait donné cet effet, des scènes intenables, mais qui reflètent tellement la réalité du monde d’aujourd’hui, que l’on se doit de regarder ces dernières jusqu’au bout), d’autres seront choqués, d’autres crieront aux génie, mais tout le monde sera marqué.

Je n’arrive pas vraiment à décrire ce que j’ai ressenti en regardant Enter The void, tout le film m’a captivé du début à la fin, la réalisation de Gaspar Noé est complètement captivante, nous sommes Oscar, ce jeune homme dealer abattu par la police qui, tout au long du film, survole la ville de Tokyo (sous forme d’âme) et suit les événements tragiques suivant sa mort au coté de sa soeur, de ses amis, et ses ennemis.

Le film s’entremêle de Flashback, on se retrouve dans la jeune enfance d’Oscar, dans l’avenir de sa soeur, le passé, le présent et le futur se mélangent, le montage est découpé de manière très propre, mais on ne peut saisir certains éléments que plus tard, certaines scène apparaissent même plusieurs fois afin de capter chaque détails importants de sa vie, ces événements étant majoritairement tragiques.

La ville de Tokyo (ou sé déroule pratiquement tout le film) est un choix parfait de Gaspar Noé, la ville ne brille que de ses lumières artificielles et contrastées, les couleurs sont fortes et l’ambiance est angoissante, les lieux sont sinistres et ne donnent pas du tout envie de s’y aventurer, et pourtant, le film nous y amène, et on se laisse aller sans broncher, les yeux grands ouverts dans les rues et les lieux les plus sinistres de cette ville, on y parcours des kilomètres et des kilomètres, on y voyage, toujours en vue subjective, sans pouvoir agir sur les événements, nous sommes passifs, et on ne peut rien prévoir.

Les scènes sont entrecoupées par des images figées (souvent blanches ou jaunes) composées de petites veines filiformes, qui nous plongent dans une ambiance très apaisante et complétée par un bruit sourd et profond, Gaspar Noé nous offre dans ce film une vision de la mort extrêmement profonde, où l’on passe de la vie à la mort d’une manière très réaliste, pendant 2h30, nous sommes morts nous même, dans la salle, personne ne parle, personne ne bouge, je ne me souviens même plus avoir respiré, il est difficile d’immerger en sortant de la salle, tant à la profondeur des émotions du film, par sa réalisation, son histoire, sa photographie exceptionnelle, ses acteurs et sa durée, qui même si elle est assez importante, est capitale pour rendre l’immersion réaliste et profonde.

Ce film m’a marqué, il est vraiment difficile de le raconter, c’est un film qui se vît complètement, d’un psychédélisme très profond et une ambiance très particulière, merci à Gaspar Noé pour ce magnifique voyage.

(Je noterais aussi la version de « Aria » de Bach, qui accompagne très souvent les scènes du film, qui est splendide.)

Tonight’s The Night…

mai 10th, 2010

OS COMPUTER est un projet réalisé dans le cadre de mes études en développement Web et Infographie, je devais ici realiser un CD ROM intéractif promotionnel sur le groupe de mon choix. Ce CD ROM (dont l’Artwork est disponible sur le site) est décliné ici sous forme de communauté, afin d’apporter un site frais et moderne sur le Web Francophone Radiohead.

Ce projet est réalisé entièrement en AS3, c’est une simulation d’un système d’exploitation (ouverture de fenêtre, déplacement de ces dernières, date & heure, corbeille, changement de fond d’écran, musiques, vidéos…), des modifications et des Updates seront apportées bientôt, notamment une phase de déboggage.

L’artwork se compose d’une pochette avant, d’une pochette arrière, d’une affiche et d’un livret, le tout est disponible au téléchargement sur le site de OS_COMPUTER

La communauté OS_COMPUTER est disponible à cette adresse : http://www.oscomputer.fr, consultez le fichier « Notice.txt » sur le Desktop pour mieux comprendre le fonctionnement.

Nouveau Portfolio

décembre 29th, 2009

Mise en ligne de mon nouveau Portfolio, j’ai abandonné le flash pour faire place à une version plus épurée en XHTML/CSS & Javascript.
Une page dédiée à l’infographie et au Web sera bientôt en ligne.

Nouveau Portfolio

AS3 – Galerie Oasis

décembre 12th, 2009

Réalisation d’une galerie en AS3 sur le groupe Oasis.

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